Vous trouverez en bas de l’article le lien vers le texte du discours prononcé par Sylvie Goulard le mardi 8 février à l’institut Walter Hallstein, Université Humboldt, à Berlin, sur le thème « Plus qu’une crise financière : Une perspective du Parlement européen ».
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Sylvie Goulard en résume ainsi les points clés :
- La crise a démontré que l’euro appelle une convergence macro-économique des 17 qui aille au-delà de la surveillance de la dette et du déficit publics ; le « Pacte de compétitivité », proposé par la Chancelière Merkel va dans ce sens et mérite d’être salué.
- En revanche, il laisse entière la question:
- De l’efficacité : pourquoi les Etats membres feraient-ils à l’avenir ce qu’ils n’ont jamais fait auparavant en dépit de promesses répétées ? Faut-il croire à un contrôle mutuel des ministres ? Comme disait Tommaso Padoa-Schioppa « le pouvoir de coordination est justement dans les mains de ceux qui devraient lui être soumis »,
- De la légitimation démocratique : des décisions ayant des incidences économiques et sociales aussi importantes (âge de la retraite, politiques fiscales par ex) doivent être débattues publiquement, et contrôlées au niveau approprié, européen.
- Il n’est pas permis d’appeler « gouvernement économique » une laborieuse coordination à 17 et échappant à tout contrôle parlementaire
- Le Parlement européen, désormais associé comme co-législateur aux décisions concernant la « gouvernance économique », entend jouer tout son rôle ; il a fait des propositions pour accroître la transparence de la surveillance mutuelle; mon propre rapport propose les Eurobonds afin de rendre la discipline effective.
- L’Allemagne aurait plus intérêt à jouer un rôle d’avant-garde dans la création d’une entité politique qu’à se laisser enfermer dans un leadership contesté.



