« La voix est libre » (FR3) spéciale Départementales 2015

Michel Amblard (Président du Modem 17) représentait le MoDem à la table ronde du vendredi 20 février. (Panel plutôt centriste PRG, MoDem, UDI auquel était également invité un représentant du parti Communiste).
Le rédacteur en chef de l’émission posait d’abord les contours des élections départementales.
Et en effet, dans ces élections en proximité avec 82 cantons et plus de 1360 Candidats dans nos 4 départements, nous sommes tous peu ou prou concernés au travers de nos représentants, de nos élus, de nos amis et parfois même de nos proches.
Les présentations des intervenants permettaient à Michel Amblard d’exprimer sa satisfaction de voir davantage de femmes en politique et la capacité du MoDem à mobiliser des candidatures féminines.
Les deux premières questions – « Quels enjeux, quelles stratégies, quelles alliances ? Certains partenariats, certaines reconfigurations ne jettent-elles pas le trouble chez les électeurs ? N’y a t-il pas confusion ? Quelle cohésion ? «  – ne trouvaient pas véritablement d’écho. La question de la diversité des alliances ramenée à la diversité des environnements, des projets et des besoins, était vite dépassée pour en venir aux préoccupations des électeurs.
Le journaliste réinterrogeait : comment les électeurs se retrouvent-il dans ce scrutin ?
Les compétences de chacune des collectivités ne sont pas encore définies. La « loi NOTRe » (Nouvelle organisation territoriale de la République) qui définit les rôles respectifs des régions, départements, communes est débattue en ce moment même et la répartition des compétences ne sera pas connue des électeurs au moment du scrutin. Situation inédite en France et très surprenante.
Très vite on entre dans le concret – et au fond, c’est bien l’ADN du Département. Chacun des participants y apportant sa pierre à son tour : « Pas plus simple – pas plus compliqué que la situation précédente » pour Michel Amblard, paysan de métier qui fait confiance aux électeurs pour trouver les bons interlocuteurs et se faire leur propre idée de la situation même s’ils peuvent-être « désorientés » et parfois même dans la « dé-espérance ».
« Trop de nouveautés en même temps pour l’UDI : les électeurs sont en effet déstabilisés, « Ce n’est pas l’idéal mais l’essentiel, c’est de répondre au besoin d’un échelon de proximité et de le préserver ».
Les représentants du PRG et du parti Communiste en sont également préoccupés : « On ajoute de l’inquiétude ».
« Il faut partir des gens de leurs besoin », « faisons Attention à la fin des compétences générales qui pourraient retirer au département la possibilité de soutenir les associations ».
Bien sur on en vient aux finances. Elles sont une des préoccupations majeures : les dotations se raréfient, les ressources de l’impôt atteignent leurs limites et notamment en raison de la baisse des activités, de l’emploi et de l’activité. Chacun s’accorde sur le fait qu’il faut assurer toujours au mieux les dépenses d’éducation et préserver les collèges. Face à la baisse des dotations, à la baisse des ressources de l’impôt, l’idée de faire les choses différemment, de cibler les ressources sur ce qui est primordial, sur les missions premières est inscrite dans les tous les programmes : « pas de dispersion et ciblage sur les compétences majeures et se recentrer sur des dépenses stratégiques ».
Michel Amblard toujours concret évoque la nécessité de revoir les dépenses inutiles notamment celles de grands projets qui absorbent les ressources des collectivités et ne servent ni nos départements, ni notre région. Il rappelle qu’il était hier avec tous les responsables à Angoulême pour refuser le « dévoiement » du projet TGV initial.
Quelles perspectives pour l’avenir ? On en revient au mode de gouvernance et à l’humain : comment peut-on améliorer la Démocratie, comment réduire le pouvoir technocratique et rendre du pouvoir au terrain ? Le départ d’une génération vieillie sous le harnais, trop installée dans de vieux modèles et l’arrivée d’une nouvelle génération favorisera t-elle l’efficience, l’efficacité ? C’est un vrai cheval de bataille !
L’auditrice un peu expérimentée que je suis ne peut pas s’empêcher de se demander ce que les jeunes d’aujourd’hui en feront une fois élus ? Conservation du pouvoir entre les mains de la génération montante et installée ou réelle ouverture aux potentiels des jeunes.
Comme à chaque fois quand il s’agit d’agir en proximité, les vieilles querelles des partis passent au second plan pour laisser la place au développement territorial. Le débat se porte sur la méthode et les modalités d’action.
C’est une bonne réponse aux Français qui veulent que les « Politiques se mettent d’accord sur l’essentiel : emploi- éducation, formation et réservent leurs affrontements aux débats idéologiques ».
L’émission, très bien rodée s’enrichirait à laisser chacun exprimer son opinion et son authenticité et à créer des échanges et du débat entre ses invités pour lui donner de la vérité et de la vie.

Elisabeth Delorme-Blaizot
Déléguée Départementale 17

Vidéo de l’émission sur le site internet de FR3 Poitou-Charentes

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